lundi 18 octobre 2010

Mon allaitement (à la maison)

L'allaitement se poursuit donc, à la maison.

Premier "problème" je n'ai aucun fauteuil, je m'adapte donc et me met assise dans mon lit (avec l'aide salvatrice du coussin d'allaitement qui est génial). Les tétées se font à tatillon, le temps que chacune reprenne ses marques.
L'allaitement se passe bien, ce pendant je note des hauts et des bas, la fatigue aidant je dois parfois donner le sein plus souvent, il faut quand même préciser que depuis mon accouchement (et même lors de mon accouchement) j'enchaine les infection urinaires (temperature et courbatures), ce qui me fatigue encore un peu plus.

De plus les jours ou je ne me sens pas bien la petite semble demander plus d'attention, et là je reste persuadée qu'elle ressent tout. La fatigue, le mal être, le stress, la joie, et la zen attitude bien entendu.
En bref, mon enfant (comme tout les bébés je pense) est une véritable éponge, du coup il faut prendre sur soit et essayer d'être zen le plus possible afin qu'elle aussi le soit...
Bref, la petite grandit et grossit bien, mais voilà à deux semaines il se passe quelque chose. Les tétées sont rapprochées (parfois toutes les heures), la petite semble avoir des colliques, tout va mal, les tétées deviennent douloureuses, parfois même la douleur me fait pleurer. Je ne sais si cela vient du fait que les tétées soient fréquentes ou si la petite prend mal, en tout cas ça ne va pas.
Toutefois les sage femmes m'avaient prévenues que le lait changeait, à 3 jours puis à 3 semaines puis à 3 mois. Bon cela ne fait que deux semaines, mais après tout c'est peut être cela.
Après quelques jours tout rentre dans l'ordre, tant mieux mais cela reste rude lorsqu'on est en plein dedans, heureusement je savais que je pouvais compter sur ma sage femme libérale, et surtout chéri était là pour me soutenir dans ce passage difficile.

Tout va bien la petite grandit bien grossit bien et vers deux mois rebelotte le même soucis, en pire mes seins sont vraiment mit à rude épreuve, à tel point que chéri me propose de passer au biberon si cela peut me soulager. Mais je reste butée, je préfère avoir un peu mal, mais je reste persuadée qu'il s'agit juste d'une passade. Je m'occupe donc de soulager ma poitrine après chaque repas de la petite, gouttes de lait, crème, gant d'eau chaude et d'eau froide. Tout y passe et cela semble marcher, cependant cet épisode a été plus long que le précédent.

Depuis tout va bien, il y a parfois des jours plus difficiles, on ne sait trop pourquoi, certains aliments sont proscrit (en les testant), mais dans l'ensemble mon alimentation ne change pas, et tant mieux !
Aujourd'hui encore j'allaite ma petite, je compte effectuer le sevrage vers ses 6 mois car je reprendrais le travail quand elle aura 8 mois et je veux que tout cela se passe en douceur. Je sais que quelque part je suis un peu tiraillé car je souhaiterais allaiter plus longtemps mais les impératifs de la vie font que cela ne sera pas possible. D'un autre côté la petite pourra passer un moment d'intimité et de complicité avec son père qu'elle n'a jamais eu avant...

Je dois avouer que pour moi l'experience de l'allaitement malgré les petits passages un peu rudes, me convient parfaitement j'en suis ravie, j'en suis fière même si cela peut poser problème (trouver un endroit isolé pour allaiter car je ne veux pas tout "déballer" devant tout le monde), mais il suffit de s'organiser, nous n'avons jamais éviter une sortie, un repas ou quoi que se soit juste pour cela.
Je tiens tout de même à dire que personnellement je n'ai pas perdu plus vite mes kilos (j'ai rien perdu du tout depuis ma sortie de la maternité), en fait j'avais des fringales alors que je n'en avais jamais eu lors de la grossesse. L'allaitement lui, m'a donné faim fain et encore faim, bon même en mangeant beaucoup je n'ai pas prit du poid, mais je n'en ai pas perdu. Alors non n'allaitez pas juste par espoir de perdre plus vite ça depend des gens, allaiter ne fais pas forcement maigrir.
De plus j'ai été très étonnée de la fatigue que cela pouvait engendrer, ça crève, ça donne super soif (bon ma grosse fatigue pouvait peut etre aussi due à mes infections à répétitions).

Je ne suis pas quelqu'un qui prone l'allaitement, mais si vous le voulez si vous pouvez au moins essayer je vous le conseille. Et pour toutes celles qui ne l'ont pas fait je vous respecte car l'allaitement peut etre source de pression (milieu medical, familal).
Chacun fait comme il veut, moi j'allaite, et vous ?

MON allaitement (à la maternité)

Oui je précise bien "mon" allaitement, car je crois bien (même si je ne suis pas du domaine médical), qu'il n'y a pas UNE  façon d'allaiter mais qu'il existe autant de façon d'allaiter qu'il y a de femmes et d'enfants (car je suis persuadée que l'allaitement peut aussi varier celon les enfants d'une même maman)...

Alors je ne vais pas parler de l'allaitement de manière générale je vais parler de mon allaitement comment ça a commencé, comment il s'effectue et comment je compte le finir (et je vous dirais, quand le moment sera venu si tout c'est passé comme je le souhaitais)...


Dés le début de la grossesse je voulais allaiter, cela me semblait "aller de soit", seulement je n'avais aucune idée arreté sur le sujet. Je me suis aussi préparée à toutes évantualités, au cas où. ""On ne sait jamais" je me suis dit que je pouvais avoir des soucis (refus du bébé, pas assez de lait ou pas du tout, ou même qu'au final cela ne me plaise pas).
Ben pourquoi ?
"Allaiter c'est naturel",
Alors ça c'est du discours tout bien fait, sauf que la réalité n'est pas ainsi!
Allaiter est peut être un mécanisme naturel du corps, la gestuelle, et tout le reste, non, ce n'est pas naturel et loin d'être inné. J'ai un petit peu galéré (et quand j'en entend parler autour de moi je suis loin d'être la seule à avoir eu du mal à un moment ou à un autre).
Donc je me suis préparée à toutes évantualités, à me dire que donner un biberon n'a rien d'horrible et que non, ce n'est pas parce qu'on donne un biberon qu'on est une mauvaise mère ou qu'on aime pas son enfant.

Non, parce que moi, ayant fait le choix de l'allaitement on me l'a dit et répété "c'est le meilleur choix, le meilleur pour bébé etc", genre si je ne le fait plus "oulalala ca sera mauvais pour bébé".
Et du coup je me suis toujours demandé ce que les gens répondaient aux femmes qui ne désient pas allaiter "Oh c'est pas le mieux pour l'enfant, vous êtes sure ?", je suis bien curieuse du discours donné à ce moment là!

J'adorais aussi lorsque je disais "Oui je veux allaiter, mais bon je sais que defois il y a des soucis je me prepare à toute éventualité" et la phrase bateau "Ah mais non pourquoi ça ne se passerait pas bien?"
Ben je sais pas moi,


PARCE QUE CA ARRIVE PEUT ETRE ?



Seule la sage femme libérale de ma prépa à l'accouchement m'a soutenu dans ce point de vue; qu'il faut être "ouverte à toute possibilité" (et ce surtout pour ne pas souffrir en fait)...
Donc je restais prudente car l'exemple est familial, une de mes soeur n'a pas pu allaiter son petit et c'est la mort dans l'âme qu'elle a du lui donner le bideron, manque d'accompagnement, de préparation etc..

Donc je décide de me préparer pour me blinder psychologiquement.


Le jour J arrive on me pose la miss sur la poitrine, mais elle est trop épuisée pour teter, je ne me formalise pas (là aussi la sage femme de garde m'explique qu'elle est trop fatiguée la petite puce) ce qui nous conforte nous sommes donc serein !
Puis viens la première tétée ou une sage femme m'explique comment je dois me tenir et tenir l'enfant afin d'être à l'aise et éviter tout désagrement (crevasses, etc). Les premieres mises au seins sont un peu laborieuses, on ne se met pas bien, la petite ne se met pas bien. Bref tout le monde tatillonne se nouveau geste.
Oui on tatillonne, on fait des erreurs, donc oui allaiter c'est toujours aussi loin d'être naturel et évident.
Mais la vraie montée de lait n'est pas là, et le soir du 3eme jour, c'est le drame la miss pleure hurle, pleure, j'ai beau la mettre au sein c'est la même chose.
Apres avoir appelé en larmes mon mari (oui le seul soir ou il part c'est la cata), on appelle une sage femme et là on est tombée sur la seule du service qui n'était pa aimable, elle entre, nous regarde et nous dit froidement "elle a faim cette petite", et fait demi tour.

Nous on reste là, assis sur le lit, la petite en pleur en se disant que notre enfant a faim. Comment aurais je du le prendre ? Meme si cela partait d'un fait établit, la maniere de l'annoncer à une mère désirant allaiter était effectivement moyenne. La compassion ça existe (alors oui je sais qu'en milieu hospotalier on manque de personnes de moyens mais bon la manière de dire fait parfois toute la différence).
Elle revient nous tend un petit biberon de lait et nous dit de lui donner, que la petite s'arretera de boire d'elle même et que nous devons jeter le biberon ensuite.
Elle repart, elle nous laisse là, mon mari sent les larmes arriver, je donne moi même le biberon et je pleure car même si je m'étais preparée à cette évantualité, cela fait mal.
Je pense sincerement que si cette annonce avait été faite autrement je l'aurais mieux prit, mais bon je me dit que si il le faut...
Je ne suis pas butée au point de laisser mon enfant avoir faim.
J'ai du mal à m'en remettre et au final la nuit aidant (enfin les 5h entre deux reveils de la miss), je me réveille avec l'idée que l'on nourrira notre enfant au biberon.

Nouvelle journée, nouvelle sage femme, elle nous demande si tu va bien, on lui explique la mésaventure, et là la sage femme reste perplexe devant l'attitude de sa collegue (loin de la critiquer bien entendu cela ne se fait pas). Elle nous rassure et m'invite a redonner une tétée. Tant mieux car la montée de lait c'est faite quelques minutes avant de donner le sein à la petite.

L'allaitement continue, à mon bonheur, même si j'eéais déjà prête à donner le biberon.

Les gestes deviennent plus surs, l'allaitement se met doucement en place....
Nous voilà à la maison !

lundi 4 octobre 2010

Orage

Quand arrive un orage, plus que l'orage lui même c'est la réaction de l'un de nos chiens que nous redoutons. Surtout que comme tout bon orage, il arrive dans la bonne tranche horraire, celle ou le sommeil est le plus profond. Du genre 1h du matin 6h...
Hier soir c'était 5h du matin, le bruit des rafales de vents m'avaient réveillé (oui, avec mon sommeil de plume), j'ai entendu les éléments se dechainer, vent, pluie, et d'un coup un flash et un grondement...



"Et merde !"



La réaction de l'animal ne se fait pas attendre, il geint, aboit et surtout il gratte à la porte, et l'on ressent nous même sa peur et son agoisse. Mais que faire ? La solution d'un tranquilisant ne nous attire pas, mais quand on le voit dans cet état on se dit que ça serait quand même mieux pour lui. Ce chien qui a déjà 7 ans, a tellement peur que nous restons persuadé qu'il pourrait y peter le coeur.
Mais nous avons opté pour la méthode ludique qui détourne l'attention. Jouer avec lui.

Alors oui bon, moi la première être réveillée par les hurlements et le "grattage de porte" effectué par mon chien, à 5h du matin après quelques nuits un peu merdiques ne me réjouit pas, et ne me donne pas du tout envie d'aller jouer à la baballe avec lui.
Mais bon à choisir d'attendre la fin de l'orage avec soit le chien au bords de la crise de nerfs qui aboit et donc ne pas dormir, soit se lever jouer avec lui et ne pas dormir, autant optimiser le temps.

Alors je descend, prend des ptit bout de pain, donne de quoi patienter à l'autre chien (qui lui s'en fou royalement des orages).
Je vais dans une autre pièce avec le brontophobique (oui oui c'est le vrai terme), et commence à jouer je lui lance les morceaux de pain, lui demande de s'assoir, qu'il donne la pate etc etc. C'est vrai que ca marche on voit encore la terreur dans ses yeux mais il reste plus controlable que si on ne fait rien.
(Quand on ne fait rien, il saute partout il nous saute dessus, veut se planquer n'importe ou, bref il devient un peu fou mais aucunement dangeureux)...
L'orage s'éloigne je le remet avec son pote je-m'en-foutiste... Je reviens dans la chambre entend le chien chouiner un peu mais qui semble plus apaisé.
Heureuse de me dire que si on fait ça tout le temps nous finiront peut être par lui enlever cette peur (ou du moins que cela lui semble plus gérable, à lui, à nous), je vais pour m'endormir.

J'ai fait ma BA avec mon chien !



































Oui mais ce n'est pas finit parce qu'entre temps, la petite elle s'est réveillée, et là le drame je tente de la rendormir, que nenni mademoiselle pete la forme !
Alors je fais ce que je n'avais pas fait depuis des mois, me revoilà à lui donner le sein à 6h du matin. Fort heureusement elle se rendort après, puis 10 minutes passent et c'est le réveil de chéri qui sonne, aller j'ai pu dormir quand même 45 minutes avant de devoir me lever................


















Pitié pas d'orage cette nuit !!
JE VEUX DORMIR !