L'allaitement se poursuit donc, à la maison.
Premier "problème" je n'ai aucun fauteuil, je m'adapte donc et me met assise dans mon lit (avec l'aide salvatrice du coussin d'allaitement qui est génial). Les tétées se font à tatillon, le temps que chacune reprenne ses marques.
L'allaitement se passe bien, ce pendant je note des hauts et des bas, la fatigue aidant je dois parfois donner le sein plus souvent, il faut quand même préciser que depuis mon accouchement (et même lors de mon accouchement) j'enchaine les infection urinaires (temperature et courbatures), ce qui me fatigue encore un peu plus.
De plus les jours ou je ne me sens pas bien la petite semble demander plus d'attention, et là je reste persuadée qu'elle ressent tout. La fatigue, le mal être, le stress, la joie, et la zen attitude bien entendu.
En bref, mon enfant (comme tout les bébés je pense) est une véritable éponge, du coup il faut prendre sur soit et essayer d'être zen le plus possible afin qu'elle aussi le soit...
Bref, la petite grandit et grossit bien, mais voilà à deux semaines il se passe quelque chose. Les tétées sont rapprochées (parfois toutes les heures), la petite semble avoir des colliques, tout va mal, les tétées deviennent douloureuses, parfois même la douleur me fait pleurer. Je ne sais si cela vient du fait que les tétées soient fréquentes ou si la petite prend mal, en tout cas ça ne va pas.
Toutefois les sage femmes m'avaient prévenues que le lait changeait, à 3 jours puis à 3 semaines puis à 3 mois. Bon cela ne fait que deux semaines, mais après tout c'est peut être cela.
Après quelques jours tout rentre dans l'ordre, tant mieux mais cela reste rude lorsqu'on est en plein dedans, heureusement je savais que je pouvais compter sur ma sage femme libérale, et surtout chéri était là pour me soutenir dans ce passage difficile.
Tout va bien la petite grandit bien grossit bien et vers deux mois rebelotte le même soucis, en pire mes seins sont vraiment mit à rude épreuve, à tel point que chéri me propose de passer au biberon si cela peut me soulager. Mais je reste butée, je préfère avoir un peu mal, mais je reste persuadée qu'il s'agit juste d'une passade. Je m'occupe donc de soulager ma poitrine après chaque repas de la petite, gouttes de lait, crème, gant d'eau chaude et d'eau froide. Tout y passe et cela semble marcher, cependant cet épisode a été plus long que le précédent.
Depuis tout va bien, il y a parfois des jours plus difficiles, on ne sait trop pourquoi, certains aliments sont proscrit (en les testant), mais dans l'ensemble mon alimentation ne change pas, et tant mieux !
Aujourd'hui encore j'allaite ma petite, je compte effectuer le sevrage vers ses 6 mois car je reprendrais le travail quand elle aura 8 mois et je veux que tout cela se passe en douceur. Je sais que quelque part je suis un peu tiraillé car je souhaiterais allaiter plus longtemps mais les impératifs de la vie font que cela ne sera pas possible. D'un autre côté la petite pourra passer un moment d'intimité et de complicité avec son père qu'elle n'a jamais eu avant...
Je dois avouer que pour moi l'experience de l'allaitement malgré les petits passages un peu rudes, me convient parfaitement j'en suis ravie, j'en suis fière même si cela peut poser problème (trouver un endroit isolé pour allaiter car je ne veux pas tout "déballer" devant tout le monde), mais il suffit de s'organiser, nous n'avons jamais éviter une sortie, un repas ou quoi que se soit juste pour cela.
Je tiens tout de même à dire que personnellement je n'ai pas perdu plus vite mes kilos (j'ai rien perdu du tout depuis ma sortie de la maternité), en fait j'avais des fringales alors que je n'en avais jamais eu lors de la grossesse. L'allaitement lui, m'a donné faim fain et encore faim, bon même en mangeant beaucoup je n'ai pas prit du poid, mais je n'en ai pas perdu. Alors non n'allaitez pas juste par espoir de perdre plus vite ça depend des gens, allaiter ne fais pas forcement maigrir.
De plus j'ai été très étonnée de la fatigue que cela pouvait engendrer, ça crève, ça donne super soif (bon ma grosse fatigue pouvait peut etre aussi due à mes infections à répétitions).
Je ne suis pas quelqu'un qui prone l'allaitement, mais si vous le voulez si vous pouvez au moins essayer je vous le conseille. Et pour toutes celles qui ne l'ont pas fait je vous respecte car l'allaitement peut etre source de pression (milieu medical, familal).
Chacun fait comme il veut, moi j'allaite, et vous ?
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