lundi 18 octobre 2010

MON allaitement (à la maternité)

Oui je précise bien "mon" allaitement, car je crois bien (même si je ne suis pas du domaine médical), qu'il n'y a pas UNE  façon d'allaiter mais qu'il existe autant de façon d'allaiter qu'il y a de femmes et d'enfants (car je suis persuadée que l'allaitement peut aussi varier celon les enfants d'une même maman)...

Alors je ne vais pas parler de l'allaitement de manière générale je vais parler de mon allaitement comment ça a commencé, comment il s'effectue et comment je compte le finir (et je vous dirais, quand le moment sera venu si tout c'est passé comme je le souhaitais)...


Dés le début de la grossesse je voulais allaiter, cela me semblait "aller de soit", seulement je n'avais aucune idée arreté sur le sujet. Je me suis aussi préparée à toutes évantualités, au cas où. ""On ne sait jamais" je me suis dit que je pouvais avoir des soucis (refus du bébé, pas assez de lait ou pas du tout, ou même qu'au final cela ne me plaise pas).
Ben pourquoi ?
"Allaiter c'est naturel",
Alors ça c'est du discours tout bien fait, sauf que la réalité n'est pas ainsi!
Allaiter est peut être un mécanisme naturel du corps, la gestuelle, et tout le reste, non, ce n'est pas naturel et loin d'être inné. J'ai un petit peu galéré (et quand j'en entend parler autour de moi je suis loin d'être la seule à avoir eu du mal à un moment ou à un autre).
Donc je me suis préparée à toutes évantualités, à me dire que donner un biberon n'a rien d'horrible et que non, ce n'est pas parce qu'on donne un biberon qu'on est une mauvaise mère ou qu'on aime pas son enfant.

Non, parce que moi, ayant fait le choix de l'allaitement on me l'a dit et répété "c'est le meilleur choix, le meilleur pour bébé etc", genre si je ne le fait plus "oulalala ca sera mauvais pour bébé".
Et du coup je me suis toujours demandé ce que les gens répondaient aux femmes qui ne désient pas allaiter "Oh c'est pas le mieux pour l'enfant, vous êtes sure ?", je suis bien curieuse du discours donné à ce moment là!

J'adorais aussi lorsque je disais "Oui je veux allaiter, mais bon je sais que defois il y a des soucis je me prepare à toute éventualité" et la phrase bateau "Ah mais non pourquoi ça ne se passerait pas bien?"
Ben je sais pas moi,


PARCE QUE CA ARRIVE PEUT ETRE ?



Seule la sage femme libérale de ma prépa à l'accouchement m'a soutenu dans ce point de vue; qu'il faut être "ouverte à toute possibilité" (et ce surtout pour ne pas souffrir en fait)...
Donc je restais prudente car l'exemple est familial, une de mes soeur n'a pas pu allaiter son petit et c'est la mort dans l'âme qu'elle a du lui donner le bideron, manque d'accompagnement, de préparation etc..

Donc je décide de me préparer pour me blinder psychologiquement.


Le jour J arrive on me pose la miss sur la poitrine, mais elle est trop épuisée pour teter, je ne me formalise pas (là aussi la sage femme de garde m'explique qu'elle est trop fatiguée la petite puce) ce qui nous conforte nous sommes donc serein !
Puis viens la première tétée ou une sage femme m'explique comment je dois me tenir et tenir l'enfant afin d'être à l'aise et éviter tout désagrement (crevasses, etc). Les premieres mises au seins sont un peu laborieuses, on ne se met pas bien, la petite ne se met pas bien. Bref tout le monde tatillonne se nouveau geste.
Oui on tatillonne, on fait des erreurs, donc oui allaiter c'est toujours aussi loin d'être naturel et évident.
Mais la vraie montée de lait n'est pas là, et le soir du 3eme jour, c'est le drame la miss pleure hurle, pleure, j'ai beau la mettre au sein c'est la même chose.
Apres avoir appelé en larmes mon mari (oui le seul soir ou il part c'est la cata), on appelle une sage femme et là on est tombée sur la seule du service qui n'était pa aimable, elle entre, nous regarde et nous dit froidement "elle a faim cette petite", et fait demi tour.

Nous on reste là, assis sur le lit, la petite en pleur en se disant que notre enfant a faim. Comment aurais je du le prendre ? Meme si cela partait d'un fait établit, la maniere de l'annoncer à une mère désirant allaiter était effectivement moyenne. La compassion ça existe (alors oui je sais qu'en milieu hospotalier on manque de personnes de moyens mais bon la manière de dire fait parfois toute la différence).
Elle revient nous tend un petit biberon de lait et nous dit de lui donner, que la petite s'arretera de boire d'elle même et que nous devons jeter le biberon ensuite.
Elle repart, elle nous laisse là, mon mari sent les larmes arriver, je donne moi même le biberon et je pleure car même si je m'étais preparée à cette évantualité, cela fait mal.
Je pense sincerement que si cette annonce avait été faite autrement je l'aurais mieux prit, mais bon je me dit que si il le faut...
Je ne suis pas butée au point de laisser mon enfant avoir faim.
J'ai du mal à m'en remettre et au final la nuit aidant (enfin les 5h entre deux reveils de la miss), je me réveille avec l'idée que l'on nourrira notre enfant au biberon.

Nouvelle journée, nouvelle sage femme, elle nous demande si tu va bien, on lui explique la mésaventure, et là la sage femme reste perplexe devant l'attitude de sa collegue (loin de la critiquer bien entendu cela ne se fait pas). Elle nous rassure et m'invite a redonner une tétée. Tant mieux car la montée de lait c'est faite quelques minutes avant de donner le sein à la petite.

L'allaitement continue, à mon bonheur, même si j'eéais déjà prête à donner le biberon.

Les gestes deviennent plus surs, l'allaitement se met doucement en place....
Nous voilà à la maison !

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